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Livre – Cheville Ouvrière – Revue de presse

Cheville ouvrière a donné lieu à une série d’articles et d’entretiens dans différents médias, permettant d’en savoir plus sur le livre et sur ma pratique du journalisme. Un grand merci à tou.te.s les consœurs et confrères qui se sont intéressé.e.s à mon travail et m’ont ouvert ces espaces précieux pour diffuser et défendre ce projet.


Émission L’Instant M par Dorothée Barba :
Journalistes et quartiers populaires : jusqu’ici tout va mal ?

“Antoine Tricot est journaliste, il a passé deux ans à Saint-Pol sur Mer, ville ouvrière près de Dunkerque. Il en tire une enquête fouillée sur la pratique de son métier et la représentation médiatique des quartiers populaire.
Faudrait-il exercer le métier de journaliste tout en racontant la façon dont on l’exerce ? Autrement dit, montrer les coutures, les coulisses, le mode opératoire. Raconter avec qui on s’est très mal entendu, pendant un reportage, une interview. Et admettre dans le même temps les affinités qui se créent. Les journalistes devraient-ils aussi dire qui ils sont, “d’où” ils écrivent ?”


Chronique de Jacques Munier sur France Culture :
Politiques de la ville

“Antoine Tricot n’élude pas les problèmes de violence et d’insécurité, notamment liés au trafic de drogue. Les habitants en parlent sans détour. Mais il souligne également que les chiffres de la délinquance viennent relativiser l’importance du phénomène, et leur augmentation reste inférieure à celle de l’agglomération de Dunkerque. On est loin de l’image catastrophique que donne de la banlieue le JT de 20 heures, uniquement focalisé sur les faits divers et les émeutes. C’est d’ailleurs l’un des objectifs de ce livre : remettre en chantier un « journalisme situé », un « journalisme critique » qui fait la part belle à la parole des habitants – jeunes ou moins jeunes. Dans la ligne de ce que Raphaël Meltz a tenté dans son « magazine curieux » Le Tigre : « Donner au lecteur la possibilité de réfuter ce qu’il lit, c’est-à-dire de le vérifier, le contredire. »”


Entretien avec Oumy Diallo pour TV5 Monde :
Médias et quartiers populaires : “Ne pas dire d’où l’on parle, c’est mentir au lecteur“

La complexité n’est pas souvent accordée aux personnes issues de l’immigration. Dans les reportages ou la fiction, les personnages sont assez binaires, héroïques ou au contraire, diabolisés…

Les quartiers populaires n’ont pas droit à l’erreur. Un des jeunes me disait, “Quand on vient d’ici, quoi qu’on fasse, on représente.”. Les bonnes et les mauvaises actions se répercutent sur l’image du quartier. La pression est énorme. D’ailleurs, à de rares exceptions, les jeunes m’ont tous dit vouloir trouver un travail, une femme et une maison. Ils rêvent d’une vie standard, de passer inaperçu et de ne plus être vu comme des êtres particuliers. “

Et en bonus mon passage dans le Journal International de TV5 Monde le 17 novembre 2020


Tribune dans Libération :
Attaque du commissariat de Champigny : remettons le journalisme en chantier

“Certes, il y a de la violence – physique et symbolique – dans les quartiers populaires ; certes, il y a des morts tragiques. Mais doit-on attendre un mort ou une attaque de commissariat pour s’intéresser à un quartier ? Peut-on réduire à des actes criminels ou délictueux la réalité des 1 514 quartiers classés prioritaires de la politique de la ville en France et des 5,5 millions de personnes qui y vivent ?”


Entretien avec Morgane Moal pour Radio Parleur :
Cheville Ouvrière », l’histoire populaire d’un quartier de Dunkerque

Antoine Tricot retrace ainsi l’histoire ouvrière de ces quartiers, marqués par la fermeture de nombreuses usines et l’augmentation du chômage. Au milieu, les jeunes tentent de se faire une place. Les moins de 24 ans représentent 40% des habitant·es du quartier de Jean Bart-Guynemer. Le journaliste a recueilli de nombreux témoignages illustrant un sentiment d’abandon : « Tu sais le problème à Saint-Pol c’est quoi ? C’est tout pour les vieux. Ils ont des lotos, ils ont des voyages… Mais rien pour les jeunes. Il y a même pas de jeux pour les enfants ! » explique Amin dans Cheville Ouvrière.


Article de Maxime Longuet dans le Journal de Saint-Denis :
Parties communes

Quels sont les points communs entre Saint-Pol-sur-Mer, commune de 21 000 habitants de la banlieue de Dunkerque (Hauts-de-France), et Saint-Denis ? « On peut dresser de nombreux parallèles : la relation compliquée avec les médias et la police, la rénovation urbaine, les relations aux bailleurs sociaux… Je trouve que c’est intéressant de retrouver ces mêmes questions dans les 1 500 quartiers prioritaires que compte la France », estime Antoine Tricot, l’auteur du livre Cheville ouvrière et journaliste à France Culture.


Entretien avec Loïs Rekiba pour Toute La Culture :
Avec son enquête « Cheville ouvrière », le journaliste Antoine Tricot invite à repenser l’approche journalistique de l’enquête au sein des quartiers populaires

” Je ne prétends pas avoir les solutions clés en main pour transformer le journalisme mais nous gagnerions à assumer que nous ne sommes pas parfaits, que nous sommes critiquables et nous devrions réfléchir de nos pratiques avec d’autres acteurs : universitaires, travailleurs sociaux, élus locaux, etc… Et pour ça, il faut des structures de réflexion. Pour ma part, je pense que l’on pourrait bâtir des ponts entres les sciences humaines et le journalisme. J’aimerais aussi que les médias qui ont un peu d’argent – puisqu’il ne faut pas oublier que le métier est précaire et que cette situation a forcément des répercussions sur la qualité de ce qu’on produit – se dote d’espaces de dialogue et d’expérimentation qui ne soient pas seulement consacrés au numérique.”


Article dans TK-21 :
Récit journalistique, quête poétique

“La photographie est ainsi, pour moi, le complément de ma pratique de l’écriture journalistique. Elle en est le double poétique et fictionnel. Elle saisit l’indicible des traces des humains regroupés dans cet espace. Elle me décrit aussi mieux que ne sauraient le faire mes mots dans mon expérience du paysage. Et mon appareil photo saisissant la lumière éclaire pour moi cette obscurité, la limite de mon langage, ma timidité, mon impensé. La photographie laisse percevoir là où traine mon œil sans que je ne m’en aperçoive, elle laisse apparaître les clichés qui habitent ma tête. Il y a dans la photographie un sens qui me dépasse. La photographie dans ma démarche n’a pas une fonction de reportage. Elle n’est pas systématique et ne rapporte pas le réel. Elle témoigne de mon fantasme de réel, des interstices d’imaginaires qui se glisse entre les fragments du monde que je décris. Elle converge vers un récit propre, autonome, intime. Un double poétique au récit journalistique.”


Article de Baptiste Lamps dans le Phare Dunkerquois :
Saint-Pol-sur-Mer : il transforme l’image des quartiers dans un livre

« Le propos, c’est de réintégrer les résidences Jean-Bart et Guynemer dans l’histoire ouvrière, relier ce fil rompu, image-t-il. Ce n’est pas une verrue qui est là par hasard et qui concentre tous les problèmes de la ville. »


Article de La Voix du Nord :
Saint-Pol-sur-Mer: «Cheville ouvrière», un essai de journalisme critique en milieu populaire

“Dans cet « essai de journalisme critique en quartier populaire », tel que l’auteur le définit, il est question « de journalisme et de quartier populaire, de la banlieue et du journal télévisé, de l’histoire des cheminots et de la mémoire ouvrière, des HLM et de la politique de la ville, du chômage et de l’engagement politique, d’enseignement et d’immigration, et même de foot en salle ! ».”

2 réponses sur « Livre – Cheville Ouvrière – Revue de presse »

Merci pour ce que vous faites, pour ce travail exceptionnel qui est si rare et qui mériterait un prix Nobel du journalisme. Je suis en train d’écouter l’émission sur France Inter à votre sujet et ça fait chaud au cœur d’entendre vos propos et de découvrir cette approche du journalisme qui devrait être celle de tous les journalistes. J’espère vraiment que vous ferez école dans le domaine un jour. Je vais essayer de lire votre livre (parce que la liste est déjà longue) et de vous suivre à terme. Merci infiniment ! Thibault

Merci beaucoup pour votre écoute, votre enthousiasme et pour vos encouragements !
Je suis très heureux si mon propos vous a intéressé. Mais le plus important demeure les récits des personnes que j’ai interviewé.e.s dans mon livre. Ils méritent plus que moi d’être entendus.
Bien à vous,
Antoine

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